Démographie partie 1

Observés de décennie en décennie depuis près de deux siècles, les chiffres de la population résidente de la commune peuvent être traduits en un graphique très simple et très significatif :

  • de 1820 à 1910, la progression est lente : la population augmente de moitié en 90 ans.

  • de 1910 à 1950, la progression accélère : la population double en 40 ans de 1950 à 2003, la tendance accélère encore : en un peu plus de 50 ans, la population triple, malgré un fort ralentissement entre 1960 et 1970.

Le tracé graphique est proche d'une courbe exponentielle, qui s'accélère en 3 phases successives      

De 1960 à 2003, l'accroissement total de la population de Cologny est de 3095 personnes, soit une moyenne annuelle de 72 personnes. En un peu plus de 40 ans, le chiffre de la population fait donc nettement plus que doubler (+ 250%).
Révélateur, le graphique ci-dessous permet d'identifier quatre périodes successives alternant stabilité et accroissement. 
La phase qui s'étend entre 1960 à 1971 est calme. La population augmente de 200 personnes en début de période, vers 1963, ce qui correspond à la construction des immeubles situés le long du chemin de la Mairie. L'année 1970 est marquée par une diminution de 100 habitants, ce qui correspond tout de même à 5% de la population d'alors. 
De 1972 à 1984, la population colognote double, passant de 2'000 à 3'900 habitants. Cette forte croissance est, dans une perspective historique à long terme, le phénomène marquant de l'évolution démographique de la commune. Il a imprégné profondément l'aspect physique de Cologny, tout en transformant son territoire et sa vie sociale. 

L'explication de cet accroissement pendant la période considérée réside principalement dans l'accélération du rythme de construction des villas dont le nombre est alors passé de 431 à 743. Parallèlement, la réalisation d'immeubles de moyenne et forte densité contribue à attirer des nouveaux habitants; parmi ces bâtiments, on note l'ensemble de Cologny-Parc à Frontenex, le groupe d'immeubles de La Planta, ainsi que ceux du Mail et du Manoir, au centre du village de Cologny. 

De 1985 à 1991, on note une nouvelle phase de stabilité. L'effectif de la population se consolide et n'augmente pas. Ce palier s'explique par le ralentissement de la construction en série de villas, le territoire de la commune n'offrant plus guère de terrains où créer des lotissements importants. 
De 1992 à 2003, la croissance reprend, au rythme de près de 100 habitants par an, soit 975 en 11 ans (+ 23%), ce qui en porte le total à 4974 habitants au 31 décembre 2003. Dans une projection établie il y a 15 ans, en 1987, le précédent plan directeur communal avait tablé sur une population d'un peu plus de 5000 âmes, chiffre presque identique à celui confirmé par la réalité. On prévoyait alors la construction d'une moyenne de douze villas par année; il devait s'y ajouter le développement du quartier de Saint-Paul, soit 180 logements. Si la restructuration du nord-est du village de Cologny, alors envisagée, n'a pas été réalisée, plusieurs immeubles ont, par contre, été réalisés à La Louchette. 

Le rythme de construction de villas est faible entre 1992 et 1997, conséquence de la conjoncture économique moins vigoureuse. La construction de villas reprend cependant à partir de 1998, limitée toutefois par la pénurie de terrains disponibles.