Préface de M. Laurent Moutinot

La commune de Cologny a connu une importante transformation de son paysage à partir des années 1950, quand son coteau jusqu'alors rural et campagnard s'est urbanisé avec un remplissage toujours plus dense de villas. 

Depuis son dernier plan directeur communal en 1988, cette tendance s'est poursuivie, en confortant le caractère résidentiel de la commune. 

Aujourd'hui, le Territoire de Cologny se caractérise par des entités bien identifiables: deux mportants secteurs de villas, l'un plus vaste et paysager sur le coteau, l'autre situé sur le plateau de la Gradelle; une remarquable pénétrante verte et agricole aboutissant dans les parcs des Eaux-Vives et La Grange; deux secteurs d'habitat dense, l'un avec son centre la village de Cologny, l'autre constitué par le quartier plus récent de la Planta; enfin les immeubles du quartier Saint-Paul avec son extension sur le plateau de Fontenex. 

Le plan directeur cantonal identifie Cologny comme appartenant à l'agglomération urbaine, avec sa partie située dans la continuité de la ville dense. 

Le nouveau plan directeur communal s'inscrit dans les orientations cantonales et dans la continuité de la planification directrice municipale déjà esquissée en 1988. La plupart des options du plan de Cologny 2003 sont partagées par l'Etat, qui en a apprécié la finesse dans l'approche qualitative, soutenue par des constats analysés et décrits avec pertinence. 
La protection du coteau, la rexconnaissance du village et de son extension comme coeur de la commune, la revalorisation des quais pour les loisirs et le sport, ainsi qu ela céation de randonnées pédestres et de promenades, sont autant de principes partagés par l'Etat, qui les considère comme un patrimoine dépassant le cadre communal de Cologny. 
C'est dans cet esprit de cohérence générale de la planification, tant au niveau qualitatif que quantitatif, que la plan directeur ciantonal a proposé une etension de l'agglomération urbaine avec la densification du secteur Frontenex-Tulette. La densification de ce secteur est un enjeu important au niveau cantonal quine peut être remis en question avec la planification communale. C'est donc sur sa mise en oeuvre que la concertation et le dialogue avec la commune doivent porter, ce qui explique la réserve émise par le Conseil d'Etat lors de l'adoption, le 11 féveir 2004, du plan directeur de Cologny. 

Au-delà de cette réserve, ce nouvel instrument qui s'est réalisé conformément aux directives qui accompagnent les nouvelles dispositions de la loi d'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LaLAT) de novembre 2002, permettra d'instruire de façon cohérente de nouveaux projets en contribuant de façon décisive au développemetn harmonieux de notre canton. 

Laurent Moutinot